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| lucio2b |  | | 217 messages postés |
| Posté le 27-04-2008 à 11:29:07
| Saluti Ce Bou Bou Bou quant'ellu ne sà Sans être une remise à l'heure des pendules, un excellent rafraîchissement des mémoires que tu nous fait là A prestu |
| | Bouuu Bouuu Bouuu | | A risa stà in bocca dii scemi |  | | 392 messages postés |
| Posté le 30-04-2008 à 12:23:59
| là ils ont le souffle coupé les deux Zouaves (le Mailly et le Pedru )
-------------------- Balaninu, untu e finu |
| | Mailly |  | | 611 messages postés |
| Posté le 30-04-2008 à 12:29:27
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| | Pedru Felice | | Baccalà per Corsica ! |  | | 553 messages postés |
| Posté le 30-04-2008 à 16:56:03
| Bouuu Bouuu Bouuu a écrit :
là ils ont le souffle coupé les deux Zouaves (le Mailly et le Pedru ) |
Exact. Je dois avouer que toutes ces nouvelles informations qui m'arrivent, piombu ! Et en plus de ça, j'ai tardé pour dire merci ! Le pêcher de mon ingratitude me pesait déjà sur le coeur. Infine... en tout cas, ça va m'en faire, des nouvelles informations à étudier, pour élaborer une carte de Corse mieux, plus exacte. À ce titre, ce qui serait bien mais bien, ce serait que toute personne possédant une carte de la Corse différente de tout ce qui a été montré me la communique, que je puisse comparer. PS : une des phrases n'est pas de moi mais de Shakespeare ; laquelle ?
-------------------- Tuttu ormai quì hè da rinuvà. A storia cusì ùn devi firmà. |
| | Posté le 01-05-2008 à 10:21:52
| | Merci à Bouuu Bouuu j'ai appris pas mal de chose |
| | Bouuu Bouuu Bouuu | | A risa stà in bocca dii scemi |  | | 392 messages postés |
| Posté le 06-05-2008 à 20:28:55
| La pieve au Moyen Âge. Entre le milieu du VIIe et celui du VIIIe siècle, les structures ecclésiastiques de la Corse ont été considérablement simplifiées, sans doute pour en rendre l'administration plus aisée et éviter les problèmes de vacances des sièges épiscopaux déjà constatés sous le pontificat de Grégoire le Grand. Désormais, l'île ne constitue plus qu'un seul évêché dont la cathédrale est peut-être à Mariana. À la fin du XI siècle, sans doute sous le pontificat d'Urbain II (1088-1099), les cinq diocèses de l'île (Ajaccio', Aléria, Nebbio, Mariana et Sagone) sont réactivés et les cathédrales reconstruites. Cette résurrection de l'Église primitive, conquérante et triomphante, qui retrouve son antique splendeur, est probablement le fruit du travail de l'archevêque Daibert de Pise (1088-1105), à qui le pape a inféodé la Corse en 1091. La nouvelle division du territoire en cinq diocèses sert de base à un morcellement en circonscriptions plus réduites au nombre de soixante-dix à quatre-vingts pour toute l'île. Il s'agit de la transposition d'un modèle apparu dans le Centre- Nord de l'Italie durant le haut Moyen Âge: la pieve. Cette pieve est donc, avant tout, une circonscription religieuse, correspondant approximativement à une grande vallée ou du moins à une région relativement bien individualisée géographiquement par des crêtes montagneuses et/ou des cours d'eau. À la tête de chacune d'elles se trouve une église, également appelée pieve, bâtie à la fin du XIe siècle ou dans le courant du XIIe siècle. Il s'agit d'un édifice de style roman, généralement modeste, à nef unique charpentée et terminée vers l'est par une abside semi-circulaire. La pieve détient, avec la cathédrale, l'exclusivité de la fonction baptismale. De fait, une cuve est installée dans la nef ou, plus rarement, dans un édifice indépendant jouxtant l'église. Le monopole de la fonction funéraire peut être aujourd'hui réfuté puisque la présence de tombes anciennes à proximité des églises principales et secondaires est presque systématique. Au moins des la seconde moitié du XIIe siècle, la pieve est elle-même divisée en circonscriptions plus petites également contrôlées par des églises. Il s'agit des paroisses, dans un premier temps désignées par le terme cappelle, puis parocchia à partir de la fin du XIIIe siècle. La pieve subit une évolution fondamentale entre le XIVe et le XVIe siècle. Souvent l'église, située à l'origine au centre d'un semis d'habitats dispersés, est abandonnée pour un nouvel édifice de culte construit plus près des villages. Néanmoins, la pieve en tant que territoire reste une réalité jusqu'à l'époque moderne dans la mesure où elle acquiert des fonctions fiscales et administratives. Son rôle religieux disparaît en revanche face à l'affirmation de la paroisse. La pieve à l'époque moderne. À l'époque pisane, la pieve (les pievi ou les pièves) était une division administrative ecclésiastique soumise à l'autorité d'une église piévane (chiesa matrice). Sous la domination génoise, sans perdre complètement sa dimension religieuse - le piévan demeurant le chef spirituel de cet espace géographique - elle deviendra progressivement une circonscription administrative de base ayant à sa tête un ou deux podestats, avant de se fondre à l'époque moderne dans un espace administratif plus vaste: la province*. Ensemble de communautés correspondant sur le plan géographique et économique à une microrégion, la pieve, au moment de la Révolution, donnera naissance au canton. Durant la période moderne, sous la domination génoise comme sous celle de la monarchie française et malgré quelques ajustements, on distinguera toujours entre soixante-quatre et soixante-six pièves (ou pievi), dont quarante-cinq pour le seul Deçà des Monts. Liste des pievi écclésiastiques en 1788 Les limites des pievi civiles ne coïncident pas toujours avec celles des pievi religieuses. Pievi ecclésiastiques en 1788, distribuées par diocèses : Ajaccio (14 pievi): Ajaccio, Appietto, Castro, Celavo, Cruscaglia, Mezzana, Ornano, Porto-Vecchio, Sartene, Scopamene, Talavo, Tallano, Valle d'Istria, Viggiano. Aleria (20 pievi): Alesani, Aregno, Bozio, Campoloro, Carbini, Castello, Coasina, Cursa, Giovellina, Matra, Niolo, Orezza, Opino, Rogna, Serra, Talcini, Ton, Vallerustie, Venaco, Verde. Nebbio (8 pievi): Canari, Nonza, Oletta, Olmeta (Rosolo), Patritnonio, San Fiorenzo, Santo Pietro, San Quilico. Mariana et Accia (18 pievi) Ampugnani, Bigorno (Costera), Brando, Caccia, Canale, Lama (Ostriconil, Casacconi, Casinca, Giussani, Lota (Pietrabugno), Luri, Marana, Moriani, Orto, Rostino, Sant Andrea, Tavagna, Tuani (Paraso). Sagone (10 pievi): Calvi, Cargese (Paomia), Cinarca, Cruzini, Olmia, Pino, Sevidentro, Sevinfuori, Soroingiù, Sorroinsù. POUR INFO L’EGLISE INTERDITE (document d’archives) «Azzana a été fondée par des bergers de Guagno (qui) sont censés y être venus vers 1700, chacun sur ses biens particuliers. Il en résulte une vingtaine de cabanes... qui se changèrent en maisons. A ce point, ils trouvèrent incommode d'appartenir toujours à la commune de Guagno ; ils demandèrent et obtinrent de former une nouvelle commune qui se trouva composée d'environ 20 familles. Une église étant nécessaire et les habitants peu nombreux, ils y contribuèrent tous et, comme les hameaux voisins d'Azzana et de Rezza étaient éloignés de 3 milles, ils l'élevèrent au milieu, sur une colline dite la Cardiccia. Saint Nicolas en fut le patron et, depuis, on appela indifféremment le lieu Cardiccia ou Saint Nicolas. Enfin la population augmentant, de nouvelles maisons, de nouveaux hameaux s'ajoutant aux premiers, on construisit deux chapelles, l'une à Azzana sous le nom de Sainte-Lucie, l'autre à Rezza (ou Reja) sous celui de Sainte-Marie de la Nativité et l'évêque d'Ajaccio accorda deux paroisses et deux desservants. L'église Saint-Nicolas fut alors abandonnée mais la superstition et le faux point d'honneur de quelques habitants ... se mit en mouvement et fit tous ses efforts pour la faire rétablir. A la fin, Ms' l'évêque la déclara interdite. Ce coup de foudre ne les abattit pas et, maintenant, ils espèrent en y obtenant le cimetière d'y porter nouvellement paroisse. Ils se sont arrangés avec le juge de paix et ont concouru en grand nombre et obtenu que toutes les déclarations leur soient favorables. Le juge de paix n'y mit aucun scrupule et 10 déclarants proposèrent la nécessité de deux cimetières... mais la majorité des gens demandèrent les deux cimetières dans l'église interdite.»
Edité le 06-05-2008 à 20:30:17 par Bouuu Bouuu Bouuu
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