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| cirotta |  | | 128 messages postés |
| | | Bouuu Bouuu Bouuu | | A risa stà in bocca dii scemi |  | | 392 messages postés |
| Posté le 27-05-2007 à 23:10:19
| Veolia!!!!! c'est une pieuvre la générale des eaux, le ramassage des ordures , La SNCM, le nouveau tram de Marseille, et bien d'autres. Veolia, multinationale gigantesque, s'empare chaque année un peu plus de la Corse avec la bénédiction des pouvoirs nationaux et locaux. Aujourd'hui Veolia est encore prestataire de services mais demain Veolia sera la patronne de notre île. Lorsque Butler aura vendu ses parts à Veolia, celle-ci sera propriétaire de la SNCM. En France, les puissants se rencontrent dans le public comme dans le privé. L'un des patrons de la Lyonnaise des Eaux est Jérôme Monod, père financier du chiraquisme. Veolia ne compte que des amis à l'UMP et vraisemblablement beaucoup au sein de la gauche. Pour ce qui concerne la Corse, une question toute simple est posée : est-il décent, moral, normal qu'une société privée fasse main basse sur une île (et donc par conséquent sur ses habitants) au seul prétexte qu'elle dispose de sommes colossales ? Le libéralisme se comporte aujourd'hui comme aujourd'hui les anciennes compagnies coloniales. On s'implante dans un pays, on prend la direction des sources d'énergies essentielles pour la vie, puis on impose ses prix. Dans le cas de l'eau, le scandale est immense. L'eau nous est donnée par le ciel et le sol qui, a priori, ne sont la propriété de personnes sinon de la nature. Veolia capte cette eau et la redistribue à des prix défiant toute concurrence c'est-à-dire prohibitif. L'état a fait don de cette concession de service public à des « amis ». Mais mieux, Veolia tient désormais les transports (après la fusion avec les frères Saadé financiers de la campagne Chirac parce qu'ils étaient les amis de Rafik Harriri, le premier ministre libanais récemment assassiné), les transports maritimes mais aussi ferroviaire. On dit tout bas que Veolia pourrait acquérir les transports Rocca sans que nous ayons pu vérifier cette information. Et bientôt les déchets. Et pourquoi pas les transports intérieurs… La pieuvre bleue a donné toute la dimension de son cynisme amusé en faisant poser deux de ses dirigeants qui, le drapeau corse en main, ont annoncé que désormais la compagnie de l'eau et de l'ozone, s'appellerait « kyrnolia ». La Corse est à eux. Le rouleau compresseur libéral va vraisemblablement extirper tout ce qui pouvait rester de petits pouvoirs économiques, à peine rentables, et les remplacer par de l'efficacité. Mais qui dit efficacité dit mort de l'ancien mode de vie. Mais de cela, les multinationales se foutent comme de l'an 40. Il faut satisfaire aux appétits insatiables des actionnaires. Capter les fonds publics, gérer les emplois et en définitive tenir les politiques. En Sicile c'est le rôle de la mafia. En France c'est celui de ces grandes entreprises qui finissent par posséder l'industrie d'armement, la presse et les politiques. En Corse, Veolia va tenir ce rôle éminent. Et demain, si nous n'y prenons garde, les familles iront quémander de petits emplois aux kyrnolistes ou à leurs représentants élus passés du service de l'état providence à la providence kyrnolienne. En 2010, les arrêtés Miot vont rendre l'âme. Des milliers d'hectares seront à vendre, des milliers d'hectares qui seront achetés par de grandes sociétés qui conserveront pour l'apparence des hommes de paille « à l'usu paesanu ». Soyons vigilants car en quelques années, la Corse peut devenir la propriété de quelques banques, assurances ou multinationales. Gênes prétendait rentabiliser la Corse grâce à la banque Saint-Georges. Veolia n'a même plus besoin d'intermédiaires. La Corse va devenir sa chose. Et demain, l'une des denrées rares du monde sera l'eau. Notre terre est un château d'eau. Veolia viendra puiser cette précieuse ressource pour la revendre à la Sardaigne, au continent. Les élus doivent cesser d'être des « vende patria », cette bourgeoisie comprador prête à toutes les compromissions pour devenir les intermédiaires nécessaires de la Compagnie. Il est temps que les Corses ouvrent les yeux et imposent leur vue du futur aux marchands du temple. Faute de savoir se révolter ils n'auront que ce qu'ils méritent. La Water Compagny contre les hommes, tout contre Selon un ancien responsable de la Banque mondiale le réchauffement climatique pourrait coûter à l'économie mondiale jusqu'à 5,5 trillions d'euros (soit 7 trillions de dollars ; 1 trillion = 1012) si les gouvernements ne prennent pas des mesures radicales au cours des dix prochaines années. Ce coût colossal des impérities humaines est supérieur aux coûts additionnés des deux guerres mondiales et de la grande crise économique de 1929. Dans une telle perspective, trois domaines vont devenir stratégiques : l'eau, les transports et les communications. La puissance qui détiendra les clefs de ces portes, deviendra propriétaire de la planète. Veolia l'a bien compris et après le mini-crash qui l'a secoué (et qui a coûté sa place à Jean-Marie Messier), elle s'est restructurée pour gagner toujours plus de part de marchés dans les deux premiers registres. Veolia environnement s'est imposé dans les pays en voie de développement pour ce qui concerne la gestion aquatique, un domaine essentiel à la survie de l'espèce humaine. Mais contrairement à ce qu'elle prétend la société a agi comme une prédatrice : scandales liés à la pollution, attitude monopolistique et pratique d'une certaine forme de racket provoquant parfois des heurts avec les états concernés, attitude qu'elle partage d'ailleurs avec sa concurrente Suez. Dans tous les pays où l'une de ces sociétés a réussi à obtenir le marché de l'eau, les prix ont augmenté jusqu'à 400% plongeant les populations locales dans la misère. Aujourd'hui 17% de la population mondiale n'a pas accès à l'eau potable et les multinationales en profitent largement dans tous les sens du terme. Partout aussi des luttes ont éclaté contre la main-mise de Veolia et de ses sœurs ennemis sur cette matière vitale : l'eau. Public Citizen a écrit sans être attaquée : « Il est bien connu que la société utilise la corruption pour obtenir des contrats de gestion des eaux. En effet, la corruption apparaît comme une culture d'entreprise. Au milieu de l'année 1996, cinq des 13 directeurs du conseil du directoire de Vivendi/Générale des eaux étaient mis en examen pour corruption (surtout pour les rapports illicites qu'ils entretenaient avec d'autres entreprises). Cependant, il est souvent très difficile d'obtenir les preuves suffisantes et de susciter la volonté du système juridique pour les poursuites judiciaires. Certaines des récentes condamnations, les plus représentatives du système de corruption employé impliquent des cadres de Vivendi et beaucoup de leurs filiales et affiliées. Toutes les condamnations ont été obtenues aux États-Unis et en Europe. Cela reflète probablement les difficultés, encore plus grandes, auxquelles font face les institutions juridiques et régulatrices des "Pays du Sud", en essayant de contrôler les comportements de sociétés transnationales, dans un contexte où les rapports de force et de puissance mondiale ne sont pas équilibrés. Il est probable que Véolia emploie ces pratiques corrompues, de façon plus courante, dans le Tiers-Monde, étant donné le contexte local où l'autorité de la loi et des institutions juridiques est plus difficile à faire respecter. » Veolia transport pirate la Méditerranée En septembre dernier CMA CGM, troisième transporteur maritime mondial par conteneurs et Veolia Environnement, décidaient de s'associer au travers de leurs filiales respectives, RAIL LINK et Veolia Transport, afin de développer en Europe une nouvelle offre de transport ferroviaire combiné de conteneurs maritimes. Le groupe CMA CGM, fondé et dirigé par Jacques R. Saadé, un ami personnel de Jacques Chirac, est le 3ème armateur mondial de transport maritime en conteneur et le premier français. Avec une flotte de 279 navires, le groupe dessert plus de 350 ports et a transporté plus de 5 millions evp (équivalent vingt pieds) en 2005 pour un chiffre d'affaires de 5,95 milliards d'euros. Présent sur tous les continents et dans 126 pays via ses 600 agences, le groupe emploie plus de 10 000 personnes dans le monde dont plus de 4000 en France. La division Transport de Veolia Environnement, celle qui a acquis la SNCM, est présente dans 25 pays et emploie 72 302 collaborateurs. Veolia Transport a réalisé en 2005 un chiffre d'affaires de 4,35 milliards d'euros. Veolia Transport exploite 30 800 véhicules routiers et ferroviaires et transporte plus de 2 milliards de voyageurs par an. Veolia s'investit désormais dans les transports urbains comme en témoigne son implication dans les tramways marseillais et le conflit qui s'en est suivi. Alors Veolia, entreprise sociale ? Connex, la filiale transport de la multinationale française Veolia, est à l'origine, durant l'année 2005, d'un conflit social larvé dans le métro de Stockholm (Suède) dont la gestion, après privatisation en 1999, a été confiée à Connex. Une des premières mesures prises par Connex aura été de supprimer les services de santé des travailleurs et de multiplier les contrats à durée déterminée. Comme l'exprimera un travailleur: "La seule chose que possède Connex, c'est le personnel, et la seule manière de gagner de l'argent, c'est d'en réduire les coûts. Lorsque Connex chasse les profits, c'est nous qu'il chasse." En 2005, nouveau tour de vis avec le licenciement du délégué syndical, coupable de "manque de loyauté à son employeur" (déclarations publiques qui ont déplu à celui-ci). Les grèves perlées, sauvages et ludiques se sont succédées tout au long de l'année. Ce n'est pas triste non plus à Jérusalem. Là, Connex, associé à Alstom, a obtenu un contrat de 27 ans pour bâtir et exploiter, y compris par expropriation de terres palestiniennes, un réseau de tramways destinés à relier - et donc à pérenniser - les différentes colonies juives (illégales) à l'est de Jérusalem. Dans la mesure où ce projet viole le droit international, notent des juristes, c'est plutôt la responsabilité de l'État français qui se trouve ici engagée. Au QG de Connex, la réaction est laconique: "Nous ne faisons pas de politique. Nous ne faisons que des "affaires". Avis aux Corses. Lundi 11 Décembre 2006 Jacques Millelliri Véolia Environnement le profil d'une multinationale boulimique le rapport de Public Citizen Public Citizen, fondée en 1972 et basée à Washington, est une association à but non lucratif, organisée pour constituer un groupe de pression. Elle peut aller en justice. Public Citizen du district fédéral de Columbia milite pour la défense du consommateur et pour le maintien des services publics. Public Citizen est soutenu par plus de 150.000 membres dans toutes les États-Unis. Veolia, les faits : qui sont-ils, que font-ils, ou et quand ? La Farandole des Noms - Véolia Environnement se décline sous de nombreuses appellations : Générale-Des-Eaux, Onyx Environmental, Dalkia, Veolia Water North America, Folkstone and Dover Water Services, Tendring Hundred Water Services, Connex. • La société était autrefois connue sous le vocable de "Vivendi Environnement", en référence à sa maison-mère, "Vivendi Universal". Face à une dette massive et des "junk bond", Vivendi Universal a récemment vendu beaucoup d'actifs (y compris son studio de cinéma, sa TV et des "parts" qu'il détenait dans des "parcs à thème" à la NBC, créant ainsi la "NBC Universal", dans lequel Vivendi a conservé une participation à hauteur de 20%. • En 2002, "Vivendi Universal" se débarrasse de "son unité de services" : Vivendi Environnement. •En 2003, pour illustrer ce changement Vivendi Environnement transforme son nom en "Véolia Environnement". Vivendi Universal possède toujours environ 5 % de Véolia Environnement. • En 2004, Véolia Environnement a vendu les parts de son unité de service "US.FILTER", en rebaptisant ce pôle eau : "Veolia Water North America". L'argent • Véolia Environnement est N° 463 parmi les 500 entreprises classées dans le magazine : "Fortune" • Net Income : 2.58 Billion $ US • Net Revenue : 35.96 Billion $ US • Le pôle "Eau" produit 40% des ventes. L'empire Véolia Environnement est la compagnie de traitement des Eaux et d'Assainissement la plus importante du monde dont les unités desservent plus de 110 millions de clients dans 84 pays. Son Siège Le siège social de Véolia Environnement est localisé à Paris, en France. Véolia Environnement • Son Président et PDG : M. Henri Proglio est aussi : Membre aussi du Groupe Thales, une société d'électronique de défense aéronautique ; Membre du puissant groupe de lobby : le Forum de Services Européen Sources = Informations rendues publiques par la Société "Hoover" : Rapports Annuels de Société : 2001 ; juin 2004 http://www.ketupa.net/vivendi.htm Veolia Environnement : le profil d'une entreprise Jusqu'en 2003, "Véolia Environnement" était connu sous le nom de "Vivendi Environnement" qui représentait l'image habituelle de l'entreprise, c'est-à-dire une filiale de Vivendi et du conglomérat multinational d'Universal. Ces dernières années, cette entreprise labyrinthe a pris des sentiers tortueux et s'est effilochée : • La participation, majoritaire autrefois de Vivendi dans la plus grande société du monde du marché de l'eau, se résume, maintenant, à un peu plus de 5%. • Véolia Environnement a aussi connu des changements, les plus notables sont la cession : d'une branche spécialisée dans les biens d'équipement, d'une division de services, de deux sociétés de services de gestion de l'eau, même de quelques "droits à la l'eau" en Californie (Droits de forage et d'exploitation). L'avenir • Une vision d'avenir marchande : Parmi tous ces changements, une constante : le futur développement (cauchemardesque) de la société projette que la ressource de la planète entière, en eau utilisable à la consommation humaine, devenue de plus en plus rare, sera contrôlée comme n'importe quel produit et pourra être acheté, vendu, négocié, commercialisé, géré et évalué pour le meilleur bénéfice de l'entreprise. • Une vision soutenue par les institutions bancaires mondiales de développement : Cette vision "d'avenir" de Veolia est partagée : par le reste de l'industrie privée de l'Eau, de plus en plus imposante, par les organisations financières internationales qui sont fortement sous l'influence des groupes d'eau très puissants financièrement, par des fonctionnaires, dispersés à tous les niveaux dans les gouvernements, à qui on a fait croire que privatiser l'eau serait plus économique ou que l'on a conduit à penser, ou à croire de façon aveugle, en la supériorité du secteur privé. • Une vision de lutte pour les citoyens : Les visées du futur de Véolia ne sont pas partagées par les citoyens du monde, dont le bon sens et l'idée de justice leur font dire que l'accès à l'eau non contaminée et potable est un droit humain qui devrait être disponible à tous et pas seulement à ceux qui peuvent se permettre de payer. Et partout dans le monde, beaucoup (trop) de citoyens ont été les témoins des prix exponentiels, de la corruption et du clanisme de profit que Véolia, autrefois Vivendi, porte dans son sillage. Comme Véolia essaye d'étendre son contrôle sur les ressources en eau du monde et ce, sur chaque continent, autant dans les nations riches que pauvres, alors les citoyens, les communautés et les pays doivent apprendre à comprendre les buts de Véolia, ses pratiques et ses antécédents. Ce rapport essaye de contribuer à cette meilleure compréhension. Les dessous : un conglomérat à découvert Au début du 21ème siècle, l'Empire imposant "Vivendi Universal", dont "Vivendi Environnement" (maintenant Véolia) était une filiale, a été pris dans un "tourbillon d'affaires" : Corruptions d'entreprises ; chaos ; condamnations pour corruption ; enquêtes musclées par des enquêteurs boursiers à la recherche de preuves au siège social ; procès portés collectivement par des actionnaires des deux côtés de l'Atlantique ; chute vertigineuse de la valeur de l'action et de la réputation de la solvabilité de l'entreprise ; dette massive qui nécessitera la vente, en urgence et à perte, des actifs ; discrédit du P.D.G qui est en fin de compte évincé ; vertige de l'incertitude financière et crise d'identité. • Vivendi Universal" fut, une fois, classé parmi les 60 plus grandes sociétés dans le monde parmi les 500 sélectionnées par "Fortune Magazine". • Comme beaucoup de grands groupes transnationaux, en cette fin du 20ème siècle, "Vivendi Universal" achète, revend et fusionne des entreprises pour servir sa politique d'expansion mais la fête des fusions sera suivie par quelques problèmes sérieux : légaux et financiers, et les dettes s'accumuleront ! Après l'euphorie qui suit les achats : • "Vivendi Universal" annonce une perte nette de 12,3 milliards d'€ pendant la première moitié de 2002 et commence à vouloir vendre ses parts dans ses nombreux holdings pour régler sa dette. Mais la rentabilité comme la réputation de solvabilité de Vivendi sont en chute libre. • Le conseil d'administration de la société demande la démission de l'ancien PDG, Jean-Marie Messier : il sera, par la suite, accusé de fraude par la S.E.C (C.O.B.) et condamné à une amende d'un million US $ ; il lui est refusé les 25 millions US$ de dédommagements prévus. Il sera plus tard condamné à . Il sera plus tard condamné à une amende d'1 million d'euros par les "contrôleurs" (en 2004) de la bourse française pour avoir transmis un rapport financier imprécis. (L'Autorité française des marchés financiers (AMF)) Les plaintes en cascades • En décembre 2003, la Commission américaine d'Échange de Titres dépose une plainte pour fraude contre Vivendi Universal qui, "déguisait "le cash-flow de Vivendi, ses problèmes de liquidité et ses réserves comptables incorrectement ajustées (qui affichaient des bénéfices avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissements et qui n'ont pas révélé les engagements financiers d'investissement) le tout en violation du dispositif anti-fraude et des lois boursières fédérales en vigueur”. • Les actionnaires de Vivendi ont par la suite intenté un procès contre les anciens managers, exigeant qu'ils payent 54 millions d'US$ pour les américains et qu'ils soient condamnés aux dépens.. Comme souvent, les achats dispendieux de Vivendi furent financés par les consommateurs d'eau français, inconscients du fait. Une histoire d'eau • Vivendi est originellement une entreprise de gestion de l'eau. Fondée en 1853 sous le nom de la "Compagnie Générale des Eaux" elle a commencé à fournir de l'eau à Paris, à Lyon, à Venise et à Constantinople. Pendant 150 ans la "Générale des Eaux / Vivendi" a gagné des concessions de gestion de l'eau partout en France. Conformément à ses contrats, Vivendi met de côté une partie des revenus qui est normalement 'une réserve' pour les frais de maintenance et de réparation du réseau hydrographique. Comme on pouvait le prévoir, les folies d'achat de Vivendi ont été financées par cette réserve des consommateurs d'eau français, peu soupçonneux. • Un livre récent : L'eau de VIVENDI, Les Vérités Inavouables coécrit par un ancien employé de Vivendi, Jean-Luc Touly et le journaliste d'investigation, Roger Lenglet, révèle qu'avant 1996 "l'augmentation du capital de Vivendi" qui s'est élevé à 27 milliards de francs a été réinvesti dans une société de réassurance. Lenglet et Touly prétendent que ces fonds ont été alors utilisés pour financer les dettes et les achats inconsidérés de Vivendi. • Les 27 milliards de francs des consommateurs français, (ce qui représente une somme suffisante pour remplacer le réseau hydrographique entier de la France), ont disparu laissant Vivendi avec un multimilliard de dollars de dettes et des citoyens français avec des problèmes de canalisations vieillissantes qui nécessitent une réhabilitation urgente. • Il serait difficile de sous-estimer la masse financière de toutes les Holdings de Vivendi dans le monde, mais voici quelques éléments mis en lumière qui témoignent de la folie des acquisitions telles que le" Studio Universal", "Multimedia Entertainment", "HBO Asie", "MCA Records", "Cineplex Odeon", Houghton Mifflin" et "Seagram". À la fin des années 1990, Vivendi Universal opérait dans plus de 90 pays avec une main-d'œuvre de 235 000 personnes. Veolia Environnement : la naissance • En décembre 2002, la crise financière de Vivendi Universal l'a forcé à vendre la moitié de ses actions "majoritaires" de sa filiale "Eau", "Vivendi Environnement", réduisant les parts de la société-mère à 20.4 %. C'était une tentative pour récupérer les investisseurs et restaurer la confiance des actionnaires en recentrant les activités de Vivendi Universal sur la communication et les médias. Une image à restaurer • "Vivendi Environnement", la filiale des services Eau et Environnement fut rebaptisée plus tard "Véolia Environnement "pour refléter son indépendance vis à vis de Vivendi. Comme un cadre de Vivendi l'a dit, : "Tout est mieux que de rester "Vivendi." • En décembre 2004, Vivendi Universal annonça qu'il abandonnait 15 % de Véolia, le laissant avec seulement de 5.3 % de participation dans la société Eau, alors qu'originellement il en était la maison-mère." Une stratégie de remise à flots Véolia Environnement a précisé qu'il se concentrait maintenant sur la réduction de sa dette et sur les services à long terme et les contrats de gestion avec des cash-flows clairs avec peu d'engagement de capitaux. Ce sont des contrats où la société peut louer des actifs et amasser un capital sans qu'elle soit obligée de faire des investissements de capitaux dans le maintien, l'expansion ou la réhabilitation de l'infrastructure du réseau hydrographique. Autrement dit, le public doit payer pour des canalisations, des usines de traitement et d'autres infrastructures tout en permettant à l'entreprise en délégation de ce service de faire de l'argent. Le terme français pour ce modèle de gestion est "affermage", mais plusieurs expressions anglaises explicitent de façon parfaite cet arrangement comme : "Entreprise : heureuse", "subventionnée "ou encore "escroquerie grand public.” Affermage et Privatisation en ménage • Ces stratégies d'entreprise permettent d'assurer des profits et des dividendes pour les actionnaires, mais les réseaux hydrographiques de beaucoup de communautés, dans le monde entier (particulièrement au sud), nécessitent désespérément des investissements afin d'être réhabilités et étendus. La "promotion du partenariat Public"/Privé ou la privatisation des services par les gouvernements et les institutions, telle que la Banque mondiale, est toujours fondée sur l'idée mythique que les sociétés privées peuvent fournir un investissement et des capitaux. Des citoyens dans le monde entier commencent à prendre conscience de la réalité de ces accords. La réalité est que les fonds publics sont utilisés pour entretenir et construire des réseaux hydrographiques dont les sociétés privées veulent récolter un maximum de profits. • Avec le modèle d'affermage en main, les cadres de Véolia ont sillonné le globe, cherchant de nouveaux contrats avec pour objectif d'augmenter son contrôle et ses bénéfices grâce à la gestion du service des eaux. Cet argumentaire de vente fonctionne bien pour la compagnie. En effet, depuis 2003 Véolia Environnement opère dans 84 pays avec environ 300 000 employés dans le monde, et les revenus de 37,58 milliards d'US $ proviennent pour plus de la moitié de ressources autres que françaises et principalement d'Asie, d'Australie, d'Amérique du Nord et d'autres pays d'Europe. Le bénéfice net en 2003 était 2.3 milliards US$. Comportement anti-compétitif pour une société ultra-libérale Dans l'optique d'une économie "abstraite", la gestion des services des eaux est à considérer comme un monopole par nature parce que les coûts moyens sont moins élevés que les augmentations des coûts de production. En effet, l'investissement initial, relativement important pour mettre en place l'infrastructure, devient une barrière sérieuse à la concurrence. (Exemple : cela n'aurait aucun sens pour "un concurrent" de construire un deuxième système de canalisations afin de démontrer qu'il est un meilleur exécutant moins cher que le service déjà existant.) • Les caractéristiques particulières de la nature de ce monopole de l'Eau permettent à beaucoup, y compris l'association "Public Citizen", à conclure que l'eau doit rester dans des mains publiques plutôt que de devenir une source de profit pour une entreprise privée. Les institutions comme la Banque mondiale, alors qu'elles reconnaissent les particularités du monopole de l'eau et donc d'une mise en concurrence difficile à faire jouer, continuent pourtant à préférer la privatisation ou "la participation du secteur privé". • Les particularités d'un monopole de gestion de l'eau ont aidé Vivendi/Veolia à construire un empire. Actuellement, environ 70 % de la gestion privatisée internationale de l'eau est dominée seulement par deux groupes Véolia et Suez. • De temps en temps quelques "contrôleurs " gouvernementaux dénoncent cette situation : Par exemple, en juillet 2002 le Conseil français de la Concurrence) a jugé que les deux géants avaient abusé de leur domination sur le marché en France, où ils contrôlent 85 % du marché de l'eau en gestion privée. • Dominants sur le marché, les deux sociétés constatent que la collaboration peut être source de profits. Ils créent des sociétés "filiales", communes, dans un certain nombre de villes et de régions, pour partager leurs bénéfices au lieu de rivaliser l'une contre l'autre. Le rapport a listé 12 collaborations de cette sorte en France, y compris dans des villes comme Marseille et Lille. Le conseil dit aussi que depuis juin 1997 le processus d'offre dans plus de 40 affaires avait été fait sans mise en compétition du fait de la collaboration de Vivendi et de Suez et occasionnellement avec la compagnie LA SAUR. Un club d'initiés Les fusions et rachats durant ces deux dernières décennies ont permis à l'industrie mondiale de l'eau de devenir un club encore plus riche mais surtout encore plus rétréci et fermé. Véolia et Suez sont les deux plus grands géants avec RWE/THAMES, SAUR et Anglian (en deuxième position). Souvent ces sociétés de second rang doivent collaborer avec les deux géants, Veolia et Suez, afin d'apparaître sur le marché. Par exemple, Véolia (à l'époque Vivendi) a formé un partenariat d'entreprises avec RWE/THAMES sur trois de leurs opérations principales récentes pour la gestion de l'eau : • le Berlinois Wasserbetribe, • Budapest Sewearge (FCSM) et • United Water à Adelaide en Australie, et ses ramifications • en Nouvelle-Zélande (Papakura) et • en Indonésie (Sidoarjo). Véolia s'est associé avec la "SAUR" tant au ROYAUME-UNI qu'en République tchèque : • "Anglian" est associé avec Suez et Veolia dans "Aguas Argentinas" et • séparément avec Véolia et Suez en République tchèque. Corruption Il est bien connu que la société utilise la corruption pour obtenir des contrats de gestion des eaux. En effet, la corruption apparaît comme une culture d'entreprise. Au milieu de l'année 1996, cinq des 13 directeurs du conseil du directoire de Vivendi/Générale des eaux étaient mis en examen pour corruption (surtout pour les rapports illicites qu'ils entretenaient avec d'autres entreprises). Cependant, il est souvent très difficile d'obtenir les preuves suffisantes et de susciter la volonté du système juridique pour les poursuites judiciaires. Certaines des récentes condamnations, les plus représentatives du système de corruption employé qui impliquent des cadres de Vivendi et beaucoup de leurs filiales et affiliées, sont décrites ci-dessous. Toutes les condamnations ont été obtenues aux États-Unis et en Europe. Cela reflète probablement les difficultés, encore plus grandes, auxquelles font face les institutions juridiques et régulatrices des "Pays du Sud", en essayant de contrôler les comportements de sociétés transnationales, dans un contexte où les rapports de force et de puissance mondiale ne sont pas équilibrés. Il est probable que Véolia emploie ces pratiques corrompues, de façon plus courante, dans le Tiers-Monde, étant donné le contexte local où l'autorité de la loi et des institutions juridiques est plus difficile à faire respecter. • Strasbourg, France, 1991 : André Fougerousse, vice-président de la communauté urbaine de Strasbourg et maire de la commune de Oswald a démissionné de ses fonctions, après avoir été mis en cause pour avoir reçu des gratifications de la part de Vivendi, Saur et Suez. Mr. Fougerousse a pourtant expliqué qu'il n'y avait là rien d'anormal et que c'était une pratique courante auprès des officiels qui bénéficient de ces avantages. • St. Denis, Isle de La Reunion, France 1996 : Deux seniors, des cadres de Vivendi/Générale des Eaux ont été reconnus coupables de suborner le maire de st. Denis pour obtenir un contrat pour la gestion des eaux“ après qu'ils eurent admis à la cour en octobre 1996 que Vivendi avait payé des élus pour obtenir la concession de la gestion des eaux. 1996 Jean-Dominique Deschamps a été condamné à une amende 27,000 US $, en plus d'une sentence de 18 mois de prison, après que le tribunal l'a déclaré coupable de suborner des fonctionnaires dans au moins 70 villes dans toute la France. M. Deschamps était alors le sous-directeur de Vivendi et avait cherché à garantir des contrats de gestion d'eau pour le groupe Vivendi… • Angoulême, France : 1996 : L'ancien maire d'Angoulême, Jean-Michel Boucheron, a reconnu qu'il avait accepté 55,000 US$ de Vivendi/ Générale des Eaux en contrepartie d'un contrat passé avec eux. Il a été condamné à deux ans de prison ferme“ (et à deux ans avec sursis) ainsi qu'à une amendede 172 000 US $. • La Nouvelle Orleans, Louisiane, USA 2001 : "Professional Services Group" (PSG), acheté par la filiale de Vivendi, "US Filter", dans le milieu des années 1990, avait signé un contrat pour exploiter le service d'assainissement de la Nouvelle Orléans en 1992. Un cadre de PSG, un membre "New Orleans Sewerage" et le directoire du service Eau ont été reconnus coupables des charges de corruption afin de faciliter "PSG" dans l'extension de ce contrat.“ "Aqua Aliance", la société mère de "PSG" a plaidé coupable pour l'accusation de corruption et a été condamnée à verser une amende de 3 millions US $. • Milan, Italie 2001 : Alain Maetz, un cadre supérieur de la division eau de Vivendi a été reconnu coupable pour corruption et a été condamné une à sentence de prison d'un an et dix mois avec sursis. Les Juges ont dit que M. Maetz avait payé un dessous de table au président du conseil municipal de Milan pendant la procédure d'appel d'offres pour le contrat concernant une usine de traitement des eaux usées au sud de Milan. Massimo de Carolis, ancien président du conseil municipal a été condamné à presque trois ans de prison pour avoir reçu 2 millions $ US en dessous de table pour un contrat qui représentait 100 millions $ US. • Bridgeport, Connecticut, USA 2002 : Entre 1996 et 1999, PSG a donné 700,000 $ US à deux associés proches de Joseph P. Ganim, le maire de Bridgeport, pour obtenir un contrat pour gérer l'usine de traitement des eaux usées de la ville. Ganim a été, par la suite, reconnu coupable par la Cour fédérale américaine pour 16 chefs d'accusation, y compris l'extorsion et la corruption, pour avoir reçu un pourcentage en échange de l'obtention du contrat de la ville à PSG. Les associés et huit autres défendeurs ont aussi plaidé coupables pour ces mêmes charges. • La justice n'est pas applicable de la même façon partout dans le monde : Le comportement des multinationales, contraire à la morale et socialement irresponsable, est devenu le problème principal de la société contemporaine. Le problème est d'ailleurs beaucoup plus profond que les définitions légales données pour la corruption ou le comportement criminel d'une entreprise. Les définitions légales évoluent dans le temps et de pays en pays. Par exemple, aux États-Unis, des donations à des hommes politiques par des entreprises sont couramment utilisées comme incitations financières afin d'encourager ces mêmes politiciens à agir en faveur des intérêts des sociétés donatrices. Dans les directives, ce comportement est appelé "moyen de pression" (lobbying) ( ce qui n'est pas vraiment si différent de la corruption) mais est considéré comme légal. A côté des lois, la puissance économique et l'influence de grandes sociétés transnationales dans la politique d'un pays peuvent changer la donne. :- Par exemple, au Lesotho et au Pakistan, alors que des individus ont été reconnus coupables de recevoir des dessous de table de la part d' entreprises de gestion des eaux, ces mêmes entreprises, elles, n'ont pas été inquiétées pour ces chefs d'accusation ! Dans la plupart des pays, les structures légales, politiques et sociales ont tendance à favoriser les grandes sociétés transnationales par rapport aux acteurs locaux qui sont souvent des consommateurs inorganisés et des citoyens particulièrement pauvres et mal payés. Lobbying Véolia est un membre de plusieurs groupes de pression mis en place par les entreprises, comme le "Forum des Services Européen" (ESF) et (USCSI) "la Coalition Américaine d'Industries de Service". • L'ESF se décrit lui-même comme "dédié" à la promotion active des intérêts des services européens et de la libéralisation des "marchés de services" partout dans le monde en connexion avec les négociations "du GATS 2000" Dans les faits, aux rencontres de l'OMC à Seattle en 1999, le "Forum des Services Européens" était un membre officiel de la délégation de l'Union Européenne. L'influence de Véolia et des autres multinationales européennes d'Eau, dans les négociations commerciales au niveau mondial, a été clairement mise en évidence, à l'annonce de la demande de l'Union Européenne aux 72 pays, de libéraliser leurs secteurs Eau conformément à l'Accord Général sur le Commerce des Services (GATS). • USCSI est un autre grand groupe de lobby d'industries de services qui revendique son rôle actif dans la mise en place et l'agenda des négociations de la libéralisation et de la déréglementation du commerce des services à l'OMC. Inclure l'eau dans les accords du GATS donnera à Véolia et à d'autres sociétés multinationales un meilleur accès aux ressources nationales d'eau et créera une structure légale et institutionnelle pour promouvoir davantage la privatisation de l'eau. Pratiques environnementales douteuses Veolia a une longue histoire de pratiques environnementales douteuses. Quelques-unes des situations les plus désastreuses commentées aux États-Unis et en Grande-Bretagne sont décrites ci-dessous. Encore une fois, le fait que des amendes aient été données et que les événements aient été largement médiatisés a pratiquement plus d'intérêt par l'action légale et la régularisation effectuées dans ces pays que les affaires elles-mêmes. Il y a malheureusement beaucoup de cas dans le monde entier qui restent inconnus et où des décisions de justice ne sont jamais prises.. Plusieurs cas de pollution et de violations de règlements environnementaux ont été compilés par "les Amis de la Terre" dans un rapport de 2001 qui s'intitule : l'Eau Sale • En 1998 : La filiale de Vivendi "Tyseley Waste Disposal Ltd" a été classée par l'Agence de l'Environnement du ROYAUME-UNI comme la deuxième entreprise la plus pollueuse. Le directeur des opérations de l'Agence de l'Environnement "Archie Robertson" s'est exclamé : " les sociétés inscrites sur notre liste noire ont oublié et ont tourné le dos aux hommes, à l'environnement et à leur propre industrie." • En 2000 : "Une autre des filiales de Vivendi, la société de gestion des déchets "Leigh Environmental" (maintenant appelé "SARP -UK" a reçu une amende, la cinquième dans l'échelle des montants donnés de 87 500 £ (136 980 US$) avec sept poursuites pour la pollution. • En 1999 :, "Leigh Environmental" était aussi inscrites à l'Agence de l'Environnement du ROYAUME-UNI dans le "Top Ten " des pires pollueurs avec des amendes de 18,000 £ (28,180 US$) et trois poursuites. • En mai 1998 :, dans le nord du Derbyshire, un nuage de gaz de dioxyde nitrique a fui de SARP UK, l'usine Killamarsh de traitement chimique des déchets. Les résidants dans trois comtés séparés ont été affectés et plus de 20 000 personnes ont été forcées à s'enfermer en attendant que le nuage de gaz orange large de 300 pieds se dissipe du secteur. L'agence d'hygiène et de Santé et l'Agence de l'Environnement ont enquêté sur l'incident et la SARP UK a été poursuivie et a condamnée à une amende un total de 270,000£ (US$422,700 ). • Le 26 juillet 2001, aux États-Unis eu lieu la pollution peut-être la plus tristement célèbre de ce genre d'entreprise. Un feu d'origine électrique a interrompu les opérations de l'Usine de traitement des égouts à l'Est de la Nouvelle Orléans, qui dessert 440 000 personnes et est gérée par la filiale de Vivendi, "USFilter" (rebaptisée depuis Veolia Environnement North America). Les effluents non traitées ont alors reflué, recouvrant les alentours pour s'évacuer vers certains bureaux de l'usine. Les opérateurs ont alors détourné ces effluents non traités vers la rivière Mississippi pendant deux heures avant que l'usine n'ait réglé la situation. Jim le Singleton, un conseiller municipal de la ville a expliqué que les techniciens de « USFILTER » lui avaient dit qu'ils étaient conscients de ces problèmes d'équipement depuis plusieurs semaines et qu'ils se doutaient des dégâts sérieux que cela pourrait engendrer mais sans pour autant prendre de disposition. Le feu qui survint seulement quelques mois après la casse de deux incinérateurs provoqua un encombrement de l'usine, les boues d'assainissement non traitées durent être convoyées des installations par camion. Les résidants du Parc d'Arabi et le voisinage de Carolyn Park de st. Bernard Parish ont été exposés à la puanteur pendant plus de deux mois. • Vivendi dans Tucuman, Argentine Tucuman est la province la plus petite et la plus pauvre d'Argentine avec une population d'un peu plus d'un million. Quand les autorités provinciales ont décidé de privatiser leur réseau hydrographique, ils ont suivi pas à pas le processus de privatisation qui avait été mis en place à Buenos Aires et dans la province de Santa Fe. Le parti Péroniste, nouvellement élu, ordonna par décret le suivi des réformes économiques et structurelles que préconisaient le FMI et la Banque mondiale - qui ont inclus, dans leurs réformes, la privatisation de beaucoup de sociétés publiques. En 1993, la province a promulgué une loi exigeant la privatisation de tout son système d'eau et d'assainissement. À l'époque les autorités provinciales ont pensé que ce serait une façon de moderniser le système vieux et peu efficient et permettrait l'expansion nécessaire et la réadaptation du réseau sans pour autant approfondir sa dette. Malheureusement, la privatisation a abouti à des fardeaux financiers pour les deux gouvernements provinciaux et nationaux, tandis que le fonctionnement du réseau hydrographique resté déficient. Dans un premier temps de l'appel d'offres en 1994, le gouvernement a reçu les propositions de cinq sociétés transnationales; cependant, dans le deuxième temps, ils n'ont reçu qu'une offre simple d'un consortium mené par Vivendi (qui entre temps s'appelait "Compagnie Générale des Eaux"). Le fait que Vivendi soit la seule société sélectionnée lui a permis de négocier une diminution inattendue des investissements et exiger une augmentation des prix de l'eau fournie au grand public.br> Le contrat final a donc inclus une augmentation tarifaire de 95 % la première année (l'augmentation individuelle variait selon la catégorie de consommateur) avec une augmentation dégressive les années suivantes. Le contrat stipulait que les prix augmenteraient, le 1 septembre 1994, à l'ouverture de la concession. En attendant, une étude faite en 1993 par the Centro de Estudios sobre Transporte y Infraestrutura(CETI) a montré que 37.8 % de la population n'avaient aucune capacité à payer pour leur consommation d'eau. Comme on peut l'imaginer, la privatisation fut extrêmement impopulaire et a immédiatement causé une situation politique tendue où le gouverneur de la province, de droite, nouvellement élu a essayé de renégocier le contrat de concession et faire baisser le prix de l'eau destinée au grand public. En janvier 1996 les habitants de Tucuman avaient de l'eau brune, boueuse à leurs robinets. La source principale d'eau, le réservoir d'El Cadillal contenait de très hautes concentrations de manganèse dissous venant des murs du barrage. Quand le chlore a été ajouté afin de désinfecter, l'eau a pris une couleur brunâtre sombre. Même avant le problème de pollution d'eau, les consommateurs avaient commencé à organiser le boycotte du paiement en raison des augmentations des prix non accessibles à la plupart. Le boycott des redevances d'eau a commencé dans les secteurs de production de canne à sucre, les régions les plus pauvres dans l'intérieur de la province où il y avait des antécédents de lutte. Plus tard, sept petites villes ont formé un comité de coordination et ont créé "l'Asociacion en Defensa d'Usuarios y Consumidores". Cette association de consommateurs a pris des mesures pour obtenir une structure légale pour le boycott de paiement et les participants au boycott remplissaient des formulaires expliquant les raisons de leur incapacité à payer qu'ils présentaient conjointement à la société d'eau et aux médiateurs de justice. Le consortium de Vivendi a déclaré qu'il perdait 2.8 million d'US$ par mois avec le boycott de paiement. Une période prolongée de négociation entre la société, les autorités provinciales et nationales et la Banque mondiale n'a pas abouti et le consortium de Vivendi a déclaré qu'il demanderait l'arbitrage du Centre International des Règlement de Litiges d'investissement (ICSID) de la Banque Mondiale. Cela fut perçu par la population de Tucuman comme une nouvelle menace de faire pression sur la province. Plusieurs propositions de contrat furent convenues par les négociateurs, mais rejetées par le pouvoir législatif à moins de nouvelles modifications. En septembre 1997 le consortium de Vivendi notifiait les autorités provinciales qu'il annulait le contrat d'une dette de 250 million US$ par la province. L'autorité médiatrice a répondu que la société responsable de la qualité des eaux devrait payer des amendes s'élevant à plusieurs millions pour la qualité de l'eau défaillante et pour le non-respect contractuel. Le gouverneur a exigé que le consortium de Vivendi continue à exploiter l'eau et les services d'égout pendant 18 mois ou jusqu'à ce qu'un nouvel opérateur puisse être trouvé. Ainsi commença un long drame juridique qui a maintenant l'infâme distinction d'être la lutte la plus longue avec ICSID . Elle aura occupé neuf arbitres différents dans plus ou moins sérieux et compétents. Dans la première plainte auprès de ICSID, en 1996, le consortium de Vivendi avait prétendu à un montant de 300 millions US$ de dommages et intérêts au gouvernement d'Argentine. En novembre 2000, des juges de ICSID se sont prononcés contre Vivendi pour motifs que les ruptures de contrat présumées étaient de la juridiction des autorités provinciales Tucuman. Vivendi a fait appel de cette décision et a obtenu le droit de représenter sa plainte. La nouvelle revendication d'un montant de 357 millions US$ pour dommages et intérêts, représente une somme égale à un tiers de la dette publique de la province de Tucuman. La lutte de Vivendi contre l'Argentine, par avocats interposés depuis huit ans, a déjà coûté des millions d'argent public en honoraires. C'est un scandale que Vivendi, un conglomérat multinational faisant des milliards de revenus chaque année, tourmente l'argentine pour l'amener jusqu'à la faillite et de demander des millions de dommages et intérêts à la province la plus pauvre du pays. • Vivendi à Puerto Rico Entre 1995 et 2001, une filiale de Vivendi a dirigé "Autoridad d'Acueductos y Alcantarillados" de la Porto Rico ("AAA" avec des résultats désastreux. "L'AAA " a été le sujet de deux rapports fortement critiques par le Bureau du Contrôleur de Porto Rico. Selon le Contrôleur "Manuel Diaz-Saldaña" : "la privatisation a été une mauvaise affaire pour le peuple de Porto Rico. Nous ne pouvons pas continuer à administrer l'État de cette façon". Le premier rapport du Contrôleur soulève de nombreuses fautes, y compris des manques dans la maintenance, la réparation, l'administration et le fonctionnement d'aqueducs et des égouts, les rapports financiers exigés qui étaient tardivement soumis ou parfois pas du tout. Le rapport du contrôleur écrit : "les Citoyens demandant l'aide n'obtiennent aucune réponse et quelques clients disent qu'ils ne reçoivent pas d'eau, mais reçoivent toujours leurs factures à l'heure, pour une eau qu'ils n'ont jamais reçue. Le rapport a aussi montré que sous l'administration privée, le déficit opérationnel du PRASA'S a continué à augmenter et a atteint les 241 millions US$. En conséquence, la Banque de Développement Gouvernementale (Banco Gubernamental de Fomento) a dû intervenir plusieurs fois pour fournir le financement de secours. Le deuxième rapport a trouvé 3 181 erreurs de gestion, de fonctionnement et de maintenance et a martelé que le taux de fuite était autour de 50 %. Depuis la privatisation, AAA a régulièrement été condamné à une amende d'un total de million 6.2 US$ pour violations diverses des droits de l'environnement. Selon un journaliste local, des communautés entières dans l'île n'ont eu aucune alimentation en eau pendant des semaines et même des mois. Une coalition locale de communautés sans eau a listé l'effet de la "crise d'eau" sur la population locale, y compris les cas d'allergies de peau, l'irritabilité, l'inquiétude, la gastro-entérite, la conjonctivite, des spasmes musculaires, la dépression et l'inquiétude. • Brésil, SANEPAR L'histoire de Vivendi au Brésil est une des plus sordides. En décembre 1997, une nouvelle loi a autorisé l'état de Parana à vendre des actions de la Société d'État d'Assainissement de l'État Parana, "SANEPAR", tant que l'état gardé le contrôle. SANEPAR fournit de l'eau à environ 8 millions de personnes, couvrant 98.5 % des résidants urbains. SANEPAR le service d'assainissement couvrent 3.6 millions de personnes. En juin 1998, le Domino Holding S/A-une joint-venture formée principalement par Vivendi/Veolia (par l'intermédiaire de la filiale brésilienne de Vivendi "Sanedo" et la société de construction "Andrade Guttierrez" a acheté 39.71 % de SANEPAR. Les actions ont été acquises pour 25 % de moins que la valeur marchande évaluée et en cinq ans Domino Holding récupéra plus de la moitié de son investissement. Trois mois après l'acquisition des actions de SANEPAR, le Groupe Domino Holding, par un accord d'actionnaire illégal, a modifié les statuts du SANEPAR pour donner le contrôle de la société d'eau d'état au consortium mené par Vivendi. L'accord d'actionnaires a aussi inclus une clause d'arbitrage internationale, telle que n'importe quels litiges seraient adressées à la Chambre de Commerce International à Paris. Par ces nouveaux statuts Domino Holding a efficacement pris le contrôle de SANEPAR. En décembre 2001, sous le contrôle de Vivendi (Domino Holding) SANEPAR a été accusé d'avoir des tarifs inappropriés. SENAPAR avait utilisé 'des statistiques inflationnistes incorrectes entre 1994 et 2001 pour justifier ses tarifs accrus. La société a évalué l'inflation dans cette période à 219 % par opposition au taux d'inflation officiel de 138 %. Les tarifs avaient augmenté au cours de cette période de 144 %. En même temps, les augmentations à la des salaires des ouvriers étaient moins élevés que le taux d'inflation réel. SANEPAR fit des profits record (de 1999 à 2000, ils ont augmenté de 130 %) financés par les consommateurs et les employés En 2001, Nombre de Municipalités of gagnèrent des procès contre SANEPAR afin de réduire “ les tarifs abusifs” et obtenir un contrôle des pratiques comptables douteuses. En 2003, malgré ces procès beaucoup de consommateurs au Parana ne pouvaient pas toujours se permettre de payer l'eau au prix facturé par SANEPAR et utilisaient l'eau non traitée gratuite - de l'eau souvent contaminée. Malheureusement, les gens qui peuvent se permettre de payer l'eau aux tarifs de SANEPAR boivent aussi l'eau contaminée. SANEPAR a comparu devant le tribunal pour avoir fourni de l'eau contaminée dans un certain nombre de villes en Parana. Ils sont aussi menacés de procès et d'amendes pour : - avoir rejeté les eaux usées lors des crues, et pour avoir exploité illégalement l'eau souterraine et avoir pratiqué des irrégularités financières. En février 2003, le gouverneur de Parana déclara que l'accord des actionnaires donnant le contrôle à « Domino Holding » était nul. Son décret rend le contrôle de SANEPAR au public. « Domino Holding » répondit par un procès. Le pouvoir judiciaire de l''État de Parana confirma l'annulation de l'accord et « Domino Holding » fit appel aux cours fédérales. En août 2004, la justice fédérale reconsidéra l'accord des actionnaires, rendant le contrôle de SANEPAR à la « Domino Holding ». Mais beaucoup de villes ne voulaient plus travailler avec SANEPAR (les municipalités ont un droit de cession des concessions avec SANEPAR) le gouvernement d'état les y encourageant. Le 15 septembre 2004, face à l'annulation d'un tel nombre de concessions, la justice d'état rendit le contrôle de SANEPAR au gouvernement d'état, annulant définitivement l'accord des actionnaires. Selon la Justice, la décision a été prise en considération "des dégâts sociaux évidents qui seront causés si la situation actuelle perdure. ».” Veolia en Afrique Trois grands contrats de Véolia en Afrique- au Gabon, au Tchad et au Niger - ont tous échoué, laissant le groupe affaibli sur le continent africain. Sans subventions publiques complémentaires Veolia s'est montré incapable de rivaliser techniquement et au lieu de cela, s'est concentré sur la réduction des dettes. Cependant, au Ghana la société Véolia est toujours considérée, par le gouvernement comme un concurrent sérieux pour un futur marché public de l'eau. En attendant, les Ghanéens cherchent à s'opposer à cette privatisation de leur eau. • Au Kenya En décembre 1999, la "joint-venture" de Vivendi avec les Systèmes d'information Tandiran d'Israël "Sereuca Space" a obtenu le contrat de gestion pour l'alimentation en eau de Nairobi. Le contrat de 5 millions US$ a rapidement tourné aigre pour les résidants de Nairobi. Le contrat de gestion évaluait l'augmentation des tarifs de l'eau à 40 % pour s'élever à 25 millions US $ en plus sur dix ans. L'Investissement dans l'équipement serait remboursé par le département Eau après le contrat de 10 ans sans dépréciation. De plus, les utilisateurs devaient financer le coût des mises à niveau de l'infrastructure sans un "dollar" d'investissement de la part de Vivendi. En attendant Vivendi espérait un taux de bénéfice de 15 % sur le contrat. Le maire de l'époque et député Aketch s'est opposé à la réduction drastique du personnel qui licencierait 3 500 ouvriers pour engager dans le même temps 45 nouveaux experts et quatre expatriés en augmentant le budget du personnel annuel de 2.2 millions de $ dans un pays où le revenu par habitant moyen en 1999 était 1 022.US$. Des conseillers municipaux, par la suite, ont appelé à une abrogation du contrat. Bien que Vivendi ait consenti à contribuer à hauteur de 150 millions US$, le contrat a été complètement modifié en juillet 2001 après que la "Banque Mondiale" a constaté qu'il n'y avait eu aucun processus d'appel d'offres. En mai 2004 Vivendi vendit 60 % de sa partis de la société de téléphone portable kenyane "Kencell" pour 230 million US $, reportant à plus tard le contrôle du marché de la téléphonie portable de l'Afrique. [5] Les parts ont été achetées pour 55 millions $ US, pendant cette crise de l'eau. Maintenant l'Eau du Kenya est, de nouveau, une affaire intéressante pour des spéculations. Le 17 juin 2004, la Banque mondiale a accordé un prêt de 17 millions $ US pour les investissements à allouer à la gestion de l'eau. Le prêt a suivi plusieurs études financées par le "service des aides et des conseils à l'infrastructure Publique/Privée de la Banque mondiale" (PPIAF), connu pour ses actions de consensus pro-privatisation "et dont les responsables kenyans furent les cibles. • Tchad • En 2000 Vivendi a été "négocié" un contrat, pour le fonctionnement et la gestion de la société Tchadienne d'Électricité et de l'Eau (STEE), pour une durée de 30 ans sans appel d'offres préalable. Cette société (STEE) est responsable de la gestion de l'eau et de la fourniture de l'électricité dans le pays. Le processus de privatisation a permis de recevoir des prêts internationaux par : (1) l'Agence Française de Développement avec 4,5 millions US$ et (2) la Banque Mondiale avec 8, 8 millions US$. • Vivendi consentit à geler les prix de l'électricité, mais s'est rapidement plaint que l'infrastructure soit insuffisante et a donc demandé davantage d'aides financières au gouvernement de la part de la raffinerie de pétrole "Farcha". • En 2002, les institutions internationales ont gelé leur participation dans la privatisation en raison du manque d'appel d'offres ouvert et transparent. • En août 2004, Vivendi (maintenant Veolia) a abandonné le contrat. • La Banque mondiale essaye d'attirer de nouvelles sociétés pour un appel d'offres avec l'argent du programme "l'Électricité Critique" et le prêt de 2002 de "Réhabilitation du Service des eaux" de 39 millions US$. La France a aussi renouvelé son engagement au projet et a fourni 4 millions pour la privatisation du secteur d'énergie. • Niger La privatisation de l'eau au Niger est la condition des prêts accordés par la Banque mondiale qui n'en finit jamais avec la spirale de dettes poussant les citoyens du Niger dans les bras des sociétés multinationales. Comme ailleurs en Afrique, la privatisation d'eau a été poursuivie par un certain nombre de conditions souples et draconiennes instaurées par la Banque Mondiale, utilisant leurs "Stratégies de Réduction de Pauvreté" prétendues pour justifier les réformes du secteur de l'eau. Le Niger est unique dans la région avec ses ressources considérables d'eau. • En 1987, l'approvisionnement publique a été réorganisé dans une structure corporative rebaptisée "Société Nationale des Eaux" (SNE). La Banque mondiale a continué à critiquer le fonctionnement de SNE et les tarifs dégressifs pour les consommateurs sans ressource ou à revenus faibles. • En 1998, la Banque a fourni 18, 6 million de US$ pour la privatisation et la restructuration du secteur d'eau. • En 2001, 48 millions US$ ont été fournis en complément mais Vivendi n'a pas pu fournir de documentation comptable pour la destination de ces fonds. • Selon le PSIRU, les fonds seront examinés par un fonds d'investissements sous le contrôle de Vivendi. Cependant, cet argent a été utilisé pour faciliter le contrat de gestion de dix ans de Vivendi par l'intermédiaire d'une société de consultants française, "Mazars et Guerard", qui, à son tour, a reçu un contrat de 5 ans pour les nouvelles opérations de Vivendi au Niger. L'offre de Vivendi a proposé moins de mises à niveau de l'infrastructure que celle de la concurrence "Suez", mais Vivendi a proposé une offre de restriction et a gagné le contrat en raison de sa projection à long terme des tarifs d'eau et Vivendi s'attend à ce que le contrat produise 150 millions de dollars. Conformément au contrat la "SNE" a été dissous et remplacé part la "Société de Patrimoine des Eaux du Niger" (SPEN) une nouvelle société où Vivendi tient 51 % des parts ; 34 % de parts sont tenus par des actionnaires locaux, 10 % par des ouvriers et 5 % par le gouvernement. La Gambie En Gambie, en 1993, Vivendi devient détenteur du contrat de gestion de l'eau et de l'électricité par le biais d'une filiale de la Générale des Eaux. De puis le début, les capacités techniques de Vivendi étaient faibles et le gouvernement était insatisfait de son fonctionnement. Pendant le coup militaire en 1994 Vivendi a commencé à débrancher des utilisateurs pour le non-paiement de l'eau. Le contrat a été cassé par le gouvernement en 1995 pour motifs de sa mauvaise exécution et de ses maigres performances ainsi que l'impossibilité de Vivendi de produire les rapports comptables et financiers. À la suite du contrôle du "Département Public d'eau" le nombre de ménages recevant l'eau grâce à des canalisations a augmenté. Burkina Faso En janvier 2001, Burkina Faso a privatisé son organisme florissant de production et de gestion de l'eau en choisissant Vivendi, soutenu par des prêts de la Banque Mondiale. Suez, une autre société française d'Eau, tient, elle, un contrat de construction dans le pays financé par l'Agence de Développement française. Avant la privatisation, l'organisme de gestion de l'eau avait prévu un programme de restructuration sur 8 ans incluant l'expansion du réseau hydrographique aux ménages à faible revenus, atteignant ainsi 86 % des résidants. En août 2001, des milliers d'ouvriers Burkinabé ont mené une grève contre les projets de privatisation massifs exigés comme conditions de prêt de la Banque mondiale. La grève n'est intervenue qu'après le vote d'approbation de la privatisation par le Parlement. • Les Comores Selon « Indian Ocean Newsletter », les autorités des Comores ont cassé le contrat d'électricité de Vivendi en 2001 après avoir rencontré un certain nombre de problèmes. La filiale de Vivendi, « la Comorienne de l'Eau et de l'Électricité (CEE) », était incapable d'absorber sa dette, de gérer les fraudes et des pannes du service. Après que la CEE a refusé de régler ses dépenses de carburant, le gouvernement a nommé un comité pour gérer la production d'électricité. • Le Maroc Vivendi profitait souvent des alliances avec des gouvernements fortement autoritaires. Pendant que le pays luttait pour réforme de la politique, Vivendi, en février 2001, a reçu deux concessions pour l'eau, l'assainissement et la production d'électricité à Tanger et à Tetouan pour un montant de 350 millions US$. • La Guinée En 1989, Vivendi est entré par un contrat de bail dans une association avec un autre groupe français multinational, "Saur", afin de diriger l'organisme de gestion d'eau en Guinée. Initialement le prix du mètre cube était 0.12 US $ mais il a alors augmenté à 0.83 US$ avant 1997 - un prix plus élevé que dans beaucoup de nations industrielles. D'abord les augmentations des prix ont été modérées grâce à des prêts de la Banque mondiale, mais progressivement ces subventions ont été éliminées. En conséquence 58 % des factures d'eau étaient impayées en 1996. Le bail de 10 ans de Vivendi atteignit son terme en 1999 après que le gouvernement a signé une extension d'un an. Une tentative de négocier un nouveau contrat de 15 ans a échoué au regret de la Banque mondiale. La Banque mondiale s'était attendue à ce que le contrat de la Guinée devienne une démonstration du "succès" de la privatisation qui pourrait être reproduite dans d'autres pays. Au lieu de cela le gouvernement de Guinée a décidé de renationaliser son secteur Eau. • L'Afrique du Sud Après la perte d'un certain nombre de contrats au profit de Suez sur le marché de l'Afrique du Sud, Yves Picaud, le directeur général pour la division Eau de Vivendi dans le pays, a dénoncé la politique du gouvernement qui organisait une mise à disposition pour les plus pauvres d'un accès gratuit à l'eau. Selon M. Picaud " l'accès libre à l'eau donne l'impression que l'eau est gratuite, que le service est gratuit et que l'on peut utiliser de l'eau autant que l'on veut.” Néanmoins, dans l'intérêt général à Durban, où le groupe est impliqué dans une association avec le Service eThekwini Water, Vivendi a payé et construit une usine de traitement des eaux usées. A. McDonald and Greg Ruiters, Earthscan 2005. En fait, la politique d'accès libre à l'eau en Afrique du Sud, mise en place originellement par "d'eThekwini Water", est devenue problématique, (non pas pour les raisons avancées par Picaud mais du fait qu'il s'avère insuffisant de seulement garantir son approvisionnement adéquat à ceux qui sont dans le plus grand dénuement ). En 2003, l'organisme "e Thekwini Water" a débranché 4 000 à 5 000 utilisateurs sans ressource chaque semaine ; un succès difficilement reproductible. Vivendi a cherché à tirer profit de son point d‘appui à Durban, mais des contrats complémentaires sont maintenant peu probables alors que le gouvernement enquête sur les mauvais rapports d'activité du gestionnaire de l'eau à Durban. Veolia en Asie et au Pacifique En Asie, le PDG de Veolia Henri Proglio espère doubler les profits tous les deux ans et principalement grâce à la demande chinoise. En 2002, les opérations de Vivendi en Asie ont simplement contribué à 2 % des bénéfices, mais les analystes voient le grand potentiel que l'Asie représente pour l'expansion de l'entreprise. • La Chine Selon des analystes, la Chine détient un grand potentiel pour les rêves expansionnistes des sociétés, les « Majors » de l'eau. Avec un gouvernement Chinois autocratique qui contrôle la société civile, les grandes sociétés comme Veolia ont rencontré peu de résistance à leurs projets. Veolia a remporté un certain nombre de contrats dans ce vaste pays comme : • le contrat des eaux usées à Beijing, de 19,3 millions d'US $, le contrat d'alimentation en eau à Changle (dans la Province de Fuijan) et il a acquis des actifs d'eau valant 54.4 US$ million dans Huhhot (la province de la Mongolie Intérieure). Une nouvelle loi en 2002 a proscrit des bénéfices fixés à l'avance, mais Veolia compte toujours sur un taux de 15 % de bénéfice. Quand la nouvelle loi est entrée en vigueur, la filiale de Veolia, Berlinwasser, a annulé son contrat de bénéfice fixé par contrat à Xian. Tandis que les grandes sociétés d'eau ont gagné un certain nombre de contrats ils voient augmenter la compétition avec des acteurs asiatiques. Bien que le gouvernement chinois ait permis la libéralisation du marché, pas toutes les autorités régionales et locales n'accueillent des sociétés étrangères à bras ouverts. De grands investissements sont nécessaires dans ce pays, mais comme ailleurs, Veolia apporte peu d'investissement réel et attend l'aide de l'état, des banques de développement et des consommateurs. À Chengdu, les relations avec Veolia ont tourné aigre. La ville qui a un excédent d'eau, fut forcée de l'acheter plus chère à "Veolia/Marubeni," par le biais du contrat, "take or pay" qui a donc empêché la ville de faire des économies. La Banque européenne d'investissements a fourni 26.5 millions US$ pour ce projet et la Banque de Développement asiatique a fourni 48 millions US$. • Asie- Corée du Sud En Corée du Sud, Veolia a acquis un certain nombre de contrats industriels sous le nom de "Veolia Water Korea" : Il a fourni le traitement d'eau pour le Produit pétrochimique Hyundai au Sud de la Province de Chungchong depuis 1998 détient un contrat sur 20 ans pour le traitement des eaux usées à Incheon • détient un contrat de 25 ans avec l'état de Chilgok pour le traitement des eaux usées. Les contrats valent plus de 20 millions de € annuellement. Veolia a rencontré une résistance féroce à l'usine de traitement "Chilsu water treatment" à Masan. "Veolia Water Korea" fut l'associé de "Korea Water Resources Company" (KOWACO) pour obtenir le contrat. "KOWACO" est lié à un certain nombre de projets environnementaux vraiment destructifs dans le pays. Quand les ouvriers ont appris ce partenariat secret, ils l'ont fait savoir à tous les habitants. Le conseil municipal a alors accusé les employés qui avaient été en pourparlers avec Veolia et qui avaient préféré garder le silence. • Les Philippines (post suivant) [edittide]Message édité le 28
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| Posté le 27-05-2007 à 23:12:47
| suite • Les Philippines • Dans le centre des Philippines, en 1999, Vivendi et un associé local ont négocié une proposition sans appel d'offres afin de gérer la distribution d'eau dans la Ville de "Cebu". Mais juste après, une opposition sérieuse des employés du secteur Eau s'est organisée pour dénoncer son irrégularité et a provoqué le départ de Vivendi. • Dans la Ville de Roxas, le contrat d'eau de Vivendi "Capiz" d'une durée de 25 ans a été mis en sommeil pendant le contrôle de l'attribution des prêts par le "Conseil de Développement Régional". Les contrats d'eau de 1987 de Veolia avec l'état de Selangor, par sa filiale CGE, furent résiliés par le détenteur de la concession malais en 2003 • La Malaisie Les contrats d'eau de 1987 de Veolia avec l'état de Selangor, par sa filiale CGE, furent résiliés par le détenteur de la concession malais en 2003. En 1998, Vivendi a acheté 26 % du Service Publics "Intan", qui détient une concession d'eau à Perak. Le gouvernement malais a attribué des marchés publics de l'eau à des sociétés privées avec des prêts garantis et des subventions-une politique qui rend le pays attirant aux groupes privés. De plus, le gouvernement a annoncé qu'ils ne passeraient plus automatiquement en revue les tarifs d'eau, mais que des augmentations de l'eau au grand public pourraient être basées sur les performances des sociétés. • Australie La filiale de Vivendi (47,5%) en Australie et en Nouvelle-Zélande, "United Water", est une "joint-venture" avec le groupe "Thames Water" (47.5 %) et des Ingénieurs de "Kinhill" (5 %). "United Water" détient 1,5 milliard d'US $ de contrat de gestion des eaux usées à Adelaïde(Australie). En un an "United Water" a rendu le système d'égouts d'Adelaïde si peu performant qu'il est devenu extrêmement malodorant, il est d'ailleurs réputé maintenant pour cela, surnommé le "grand pong" avec des odeurs et des émanations si forte qu'elles ont affecté la santé des résidants. L'enquête qui a suivi a conclu que la puanteur est survenue par manque de contrôle adéquat et à cause de pannes qui permettent aux égouts de déborder sans traitement vers les lagunes. Vivendi essayait de réduire les coûts de fonctionnement. L'état a, par la suite, dû financé à hauteur de 72 millions de $ australiens(US$ 43.8 millions) la réhabilitation. United Water" a gagné les contrats en secret alors que l'appel d'offres était clos, apparemment la baisse de son prix à la dernière minute pour battre un concurrent "North West Water". Tandis que l'inflation est restée à 11 % "United Water" a réussi à augmenter des tarifs d'eau de 59 % en sept ans. En s'est délestée de presque 1000 emplois. • Nouvelle Zélande En 1997, "United Water" appartenant à Vivendi (47.5 %), à Thames Water (47.5 %) et à des Ingénieurs de Kinhill (5 %) a gagné un "contrat de concession" de 30 ans (avec une extension facultative de 20 ans) pour fournir l'eau et l'assainissement" à Papakura, pour 40 000 utilisateurs“. Alors qu'une requête de diminution de 27 % des tarifs d'eau était déposée pour étude au conseil municipal, celui-ci profitait des congés de Noël de 1996 pour soumettre, dans les délais légaux, une proposition de "contrat sous franchise". Malgré la forte opposition publique, le conseil municipal est passé outre en avril 1997. (Un sondage montrait que presque 97 % des résidants étaient opposés à cette franchise). Ce contrat a eu pour effet d'augmenter les tarifs d'eau à un niveau non accessibles à tous. Les clients incapables de payer se font donc couper l'eau, mais par défit, ils se reconnectent illégalement. Le conseil municipal de Papakura a externalisé ces services d'alimentation en eau vers des centres de production après la fièvre de privatisation du gouvernement dans les années 1990. (les conseils qui ont suivi ont du reprendre quelques services dans le Public, constatant que les améliorations prévues ne s'étaient pas produites). Les conseils municipaux de Papakura ont donc fait face au mécontentement. En novembre 2004, le maire nouvellement élu a condamné les pratiques financières qu'utilisées les équipes précédentes qui permettaient de diminuer artificiellement les tarifs d'eau. (À Papakura, deux entreprises gèrent l'alimentation en eau et l'assainissement : « Watercare » contrôlé par l'état fournit de l'eau potable en gros et traite les déchets des stations d'assainissement. l'opérateur privé « United Water » distribue et facture aux particuliers). De 1998 à 2004, les tarifs de Watercare ont augmenté de 21 %, tandis que celles de « United Water » ont augmenté de 144 % ! Passant de l'insulte à l'injure, le maire actuel de Papakura (frère du ministre national de la Police) et son directeur de cabinet, qui ont ensemble œuvré pour la privatisation des services d'eau de Papakura, sont maintenant tous deux employés par « la très publique Watercare ». Malgré l'opposition publique, des tentatives de privatisation à la sauvette sont toujours possibles. Le conseil municipal a été élu en 1998 mais Papakura a dû faire face aux épreuves du désordre. La facture moyenne de l'eau a augmenté de 11.3 % pour la seule année 1999. Les audits faits en 1998 et 2004 ont, tous les deux, critiqué le manque de performance généré par le conseil municipal. En 2001, « United Water » et le conseil municipal ont gagné le spécial "Oeuf Sur la tête" le prix attribué par « Roger Award » pour la plus mauvaise société transnationale. Cette « récompense » a été décernée après que « United Water » a interféré auprès du conseil municipal de Papakura pour qu'il révoque une subvention de 500 NZ$ normalement destinée à un groupe de pression opposant au « contrat de franchise ». En 2001, un témoignage à la Cour Suprême a révélé qu'une offre à la franchise d'eau de Papakura, d'un montant supérieur de presque 1 million NZ$ que United Water, avait été ignorée par l'ancien maire. Des groupes de pression des marchés de l'eau ont fait face à une opposition sérieuse de ceux qui sont au pouvoir et certains de ses membres ont été arrêtés plusieurs fois. Pourtant ils continuent leur travail de l'ombre afin d'augmenter leurs profits. • Taiwan Selon le dernier rapport de PSIRU Veolia a essayé de persuader the Taiwanese d'accorder une offre non compétitive à une usine de traitement de l'eau. La tentative a échoué. Veolia en Europe de l'Est Dans l'ère de la « post-Guerre froide », l'Europe de l'Est est vue comme un nouvel Eldorado lucratif pour les « majors multinationales » pour l'exploitation des ressources naturelles et de tous les secteurs tertiaires, comme l'eau. Veolia a sauté sur ce train en marche, obtenant des contrats en République tchèque, en Hongrie et en Roumanie. • Prague, République Tchèque Prague, République Tchèque : En janvier 2001, Vivendi, dans le cadre du consortium avec Anglian water (AWK), s'est vu confier une concession de 13 ans pour exploiter et gérer l'eau, le système des égouts et les services d'assainissement à Prague. Vivendi a aussi acheté 66 % de la société de gestion d'eau de la ville, PVK, payant 174 millions £ (en 2005 327.5 millions US$). Vivendi a été amèrement critiqué par ses concurrents (Suez and International Water/United Utilities) pour son achat à Prague, l'accusant d'avoir surévaluer l'offre, (apparemment deux fois plus cher que le prix proposé par les autres sociétés.) Vivendi aurait prétendument surévalué le coût des investissements exigés pour, soit disant, observer la législation d'U.E. en cas de reconstruction de l'usine de traitement de l'eau. Alors, l'année suivante quand une inondation catastrophique a obligé le conseil municipal à trouver des financements pour la réhabilitation des systèmes d'eau et d'assainissement, le tout pour 400 millions d'US$ ; Vivendi a profité de la situation critique de la ville pour lui offrir de racheter les 34% restant de PVK, se transformant de ce fait, en propriétaire à 100% des systèmes d'eau et d'assainissement de Prague. Vivendi a aussi expliqué le prix élevé de son offre justifié par l'importance stratégique de la concession de Prague. Vivendi, (puis Véolia), rivalise pour la domination du marché dans cette très libérale République tchèque et, selon une étude par la Commission européenne en 2003 : • 40 % du marché d'eau tchèque est maintenant desservi par Véolia, • 13 % par l'Eau Anglian, • 1 % par Gelsenwasser, • le reste par des sociétés municipales. Le syndicat tchèque, CMKOS, déclare, qu'en 2002, 69.7 % des résidants ont été fournis en eau potable par Vivendi, Ondeo et Anglian Water, • ce qui représente une totalité de 74,9 % de l'eau potable vendue, • ce qui utilise 80.7 % de la production totale. Des services de l'eau en République tchèque sont très rapidement passés d'un système d'État à un système dominé par les grandes multinationales européennes - avec comme tête de pont Véolia qui a des contrats à Pizen, dans le nord de la Bohême, à Usti nad Labem, à Olomouc parmi tant d'autres. L'inquiétude persiste à cause du prix élevé de cet achat à Prague qui pourrait devenir, au motif de récupérer ces fonds, une bonne raison pour augmenter le prix de l'eau. PVK / Véolia, fournit aussi de l'eau à d'autres municipalités périphériques de Prague. D'ailleurs il a déjà été demandé à l'une d'entre elles, Vak Beroun, de payer 20 % plus cher. En mai 2002, comme cela a été refusé par certains, des clients eurent l'eau couper en réponse à leur refus. • Jusqu'en 1990 les prix de l'eau en République tchèque étaient uniforme à travers tout le pays, mais du fait de la libéralisation et du processus de privatisation, l'administration a été décentralisée vers les municipalités, sous la surveillance du Ministère de l'Agriculture et de l'Environnement. Entre 1990 et 2001, période primaire de libéralisation et de privatisation, les tarifs d'eau et d'assainissement "grand public" sont montés de 0.9 KCS à une moyenne de 37.69 KCS par mètre cube. Les prix varient considérablement à travers le pays. Pour certains ménages, il y a eu une augmentation des prix de 190 % et pour d'autres de 626 %. Ces augmentations sont bien plus élevées que le taux d'inflation des années 1990. La privatisation de l'eau en République tchèque a eu un impact sérieux sur les syndicats. Au moment de la libéralisation et du processus de privatisation dans le secteur d'eau, tous les accords de convention collective du travail ont été annulés par les organisations patronales. Il y eut aussi une grande saignée dans les emplois de ce secteur passant de 25 519 en 1991 à 15 420 en 2002. Même s'il est clair que la transformation du secteur de l'eau a été profonde, on ne connaît pas encore son impact réel sur les facteurs sociaux, politiques, économiques ou encore sur la santé publique et ses conséquences sur l'environnement… Szeged, Hongrie Szeged, en Hongrie : En 1999, le conseil municipal de Szeged a essayé de résilier la concession de cinq ans qu'il avait avec Vivendi pour reprendre la maitrise de la société d'eau de la ville. Cela aurait été une première en Europe de l'Est qu'un service privé retourne au public. La discussion a démarré quand la ville a décidé d'augmenter de 20 % la capacité du système d'égouts, ce qui impliquait un investissement de fonds significatif pour les travaux. La concession d'origine avec Vivendi a créé une société de travaux séparée (70 % appartenant à Générale des Eaux, c'est-à-dire Vivendi ; 30 % appartenant à la Ville de Szeged) avec droits exclusif des contrats de travaux. La société d'eau payait à la société de travaux des honoraires annuels fixes, décrits comme "très élevés" pour effectuer seulement le travail de maintenance. Cet arrangement assurait qu'une part substantielle des profits faits par la société d'eau soit reversée à la société de travaux et exportés en fin de compte à Vivendi. Le conseil municipal s'est plaint qu'il avait perdu 3.2 millions de US$ pendant les 5 ans que ce contrat avait duré. "La sous-traitance Interne" est une pratique commune aux multinationales d'eau qui peuvent ainsi absorber encore plus de profits. Pour empêcher de nouvelles augmentations des coûts de fonctionnement et des dépenses de gestion, la ville créa sa propre société de travaux avec des financements privés et mit fin à la concession, comme à la sous-traitance exclusive avec Vivendi. Mais le groupe réclama l'arbitrage international, une autre pratique commune aux multinationales d'eau. Le contrat original incluait une clause qui dirigeait tous les litiges à la Chambre de Commerce Internationale en Suisse. En 2001, le conseil municipal a interrompu sa tentative d'annulation du contrat et a négocié avec Vivendi. La société de service de l'eau est devenue une société d'actionnaires gérée et possédée à 49 % par Vivendi, et à 51 % par la ville, et des membres du conseil municipal de Szeged composent aussi la majorité du conseil d'administration et du conseil de surveillance. Cependant, Vivendi choisit toujours le directeur général et garantit un bénéfice d'exploitation que le conseil municipal ainsi que les contribuables doivent couvrir peu importe le montant des pertes. Tandis que Vivendi faisait face aux défis en fournissant de l'eau potable aux citoyens hongrois, ceux-ci ont été très rapides à s'en priver eux-mêmes. En août 2004, l'Usine d'Incinérateur "Dorog", gérée par "Onyx", le service de gestion des déchets de Vivendi, a contaminé la Rivière Le Danube avec plus de 100 mètres cubes d'huile passée et de produits divers dangereux. Les 50 000 résidants d'Esztergom ont été en aval interdits de boire l'eau de la ville pendant plus d'une semaine. • Vivendi en Roumanie Dans moins d'un mois, une concession d'eau de 25 ans va être attribuée à Bucarest ; en avril 2001, le maire de Bucarest a accusé « Apa Nova » de Vivendi de contrevenir à ses obligations envers les employés. Les syndicats protestaient contre les plans de restructuration importante qui entailleraient le nombre d'emplois passant à 3000 sur les 4900 emplois d'origine. Les accusations contre Vivendi ont continué. En février 2003, les experts devaient résoudre un litige entre "Apa Nova" et la ville de Bucarest quand une équipe d'inspection du bureau du Premier ministre roumain a trouvé des irrégularités dans le transfert d'actifs d' "Apa Nova". Quelques actifs transférés n'étaient pas dans la liste approuvée par le conseil municipal et n'avaient rien à voir avec les services d'eau ou d'assainissement. Veolia en Europe de l'Ouest “Au cours de la décennie passée, les deux géants français d'eau ont pris des largesses, avec leurs clients "Eau" français, qu'ils ont redistribuées dans le monde entier avec une « générosité » particulière pour les citoyens de Buenos Aires et de Beverly Hills. Le retour sur le marché européen ne semble pas avoir rapporté plus que des points chez Air France. Non, ils ne retournent pas, avec beaucoup de détermination, en France pour reconsidérer le marché domestique. "Dailleurs qu'est-ce qu'un investisseur en ferait ?"Hall, Lobina and de la Motte. Véolia cherche plutôt à revenir à ses racines en Europe pour redynamiser sa rentabilité qui a fortement diminué pendant ces dernières années. Il a ainsi gagné un certain nombre de contrats dans le traitement industriel des eaux en 2004. Par le Forum Européen des Services, des négociations de haut niveau avec l'U.E, Véolia, et Suez, poussent pour une redéfinition des « services de gestion de l'eau » visant la libéralisation des services offerts directement aux clients industriels, contrats moins controversés. Mais le marché européen de l'eau est sous la domination de « groupes de marché de l'eau » qui bénéficient d'exemptions fiscales et établissent des tarifs de l'eau accessibles à tous. En outre, le Parlement européen a voté en avril pour une exclusion "des services d'eau" du marché interne. - Un contraste avec la stratégie agressive qui veut inclure les services d'eau aux négociations de l'OMC avec l'accord du GATS. Et alors que Véolia cherche à revenir sur le vieux continent, la France, s'inquiète fortement de son comportement anti-compétitif et des condamnations de corruption accumulées lors de la décennie passée. Les français n'oublieront pas comment Vivendi et Suez ont réussi à abuser de leur domination sur le marché français de l'eau • L'Italie Tandis que Véolia cherche à retourner au cœur des affaires sur le continent européen, une opération en Sicile n'a pas pu se réaliser faute pour Véolia de n'avoir pu lever suffisamment de fonds pour répondre à l'appel d'offres. La perspective d'une condamnation dans le cas d'Alain Maetz n'a pas non plus aidé les ambitions de Vivendi sur la péninsule italienne (voir la section précédente sur la corruption), même si la société a été, précédemment dans la région Latina en 2001, bénéficiaire d'un contrat de 30 ans pour l'eau et l'assainissement. Les problèmes de cash-flow de Vivendi l'ont, en partie, forcé à vendre « Telepiù », la plate-forme de Télévision payante italienne, en 2003. L'acquisition a été faite par Rupert Murdoch, le nabab de médias conservateur, cimentant ainsi davantage sa position sur le marché de la télévision italienne). • L'Allemagne En Allemagne, Véolia avait 24.95 % de participation dans Berlinwasser depuis 1999, tout comme la multinationale allemande RWE. Berlinwasser, le fournisseur de services d'eau de Berlin, a du faire face à de vives protestations du grand public, ces dernières années pour ne pas fournir les contrats de ses engagements financiers. En 2004, Berlinwasser a encore augmenté ses tarifs de 15 %.Le Parti Vert a critiqué ces consortiums en affirmant que 15 % des profits sont garantis, reçus indépendamment des taux de réussites. En 2004, Véolia d'ailleurs n'a pas été retenu pour son offre à la "Gelsenwasser" qui appartient à la ville de Dortmund et de Bochum. ces deux villes n'ont même considéré l'offre de Véolia préférant rester dans le cadre d'une gestion publique. • Le Royaume Uni Le retour à une régulation plus contraignante des marchés de l'eau au Royaume-Uni ne justifie pas plus longtemps les immobilisations de capitaux de cette industrie dans le pays. "Les marchés américains et français en bénéficient, mais pas ceux du ROYAUME-UNI ni des marchés émergeants - à moins que les entreprises d'eau puissent trouver des capitaux moins voraces en frais de fonctionnement pour ces marchés. Tout a commencé dans la précipitation, quand le Premier ministre, Mme Thatcher, annonça la déréglementation des services d'eau au ROYAUME-UNI. Les règles de ce pays limitent la propriété étrangère, mais avec l'acquisition en 2002 de Southern Water, Vivendi détient 10 % du marché de l'eau du ROYAUME-UNI. Scottish Power a été forcé de vendre Southern Water après que des investissements ont capoté sur le marché américain dérégulé de l'énergie. Cependant, la possibilité de vendre à Vivendi, par First Aqua, a été bloquée par la commission de la concurrence du ROYAUME-UNI en 2001. Pour obtenir l'approbation de cette acquisition, « Southern Water Investments Ltd »fut créée et devint propriétaire de « Southern Water » par la vente des parts de « First Acqua », ainsi Vivendi (maintenant Veolia Environnement) put acheter par ce biais 19.9 % de Southern Water Investments Ltd. Le contrôleur des services britanniques a finalement approuvé l'acquisition, malgré le risque d‘un monopole rendu possible par l'investissement de Véolia dans d'autres sociétés d'eau du Royaume-Uni. Depuis cette acquisition, le marché de l'eau au ROYAUME-UNI semble moins attirant aux grandes sociétés d'eau et des rumeurs circulent sur leur "désinvestissement" éminent de capitaux, particulièrement après l'annonce de la décision des régulateurs de limiter les hausses des tarifs de l'eau. • L'Espagne En 2004, Veolia a passé beaucoup de temps à négocier la vente de sa participation de 25.7 % dans FCC, la deuxième plus grande société d'eau en Espagne et aussi le deuxième plus grand groupe de construction. L'investissement FCC a été initialement fait en 1998 pour augmenter l'engagement de Vivendi sur le marché espagnol. En mai dernier, Véolia a rejeté l'offre faite par la fille du fondateur, Esther Klopowicz et "a laissé comprendre que les changements de la loi espagnole pourraient infirmer le pacte entre le groupe français et « Koplowitz » ce que, si cela s'avérait juste, changerait l'équilibre des forces dans la bataille pour le contrôle de FCC.” En août 2004, Esther Klopowicz a alors conclu la vente. Conclusion du rapport de Public Citizen sur Veolia Malgré les antécédents mondiaux de corruption de Véolia, de promesses non tenues, la dégradation environnementale, les prix exponentiels, l'opacité, les erreurs de conduites et les secrets, la plus grande société d'eau du monde continue à trouver l'appui substantiel des puissants dans les cercles financiers et politiques. Dans certains cas, elle a recueilli ce soutien comme depuis toujours en subornant des fonctionnaires… Mais le soutien à Véolia et en général, à toute l'industrie privée de l'eau, se sert aussi de l'idéologie, à la mode actuellement, qui dénonce tout gouvernement comme un incompétent, inefficace, même périmé, gonflé par des bureaucrates inoccupés, tandis que les forces du marché privé et "la société de "propriété" sont célébrées comme la panacée de l'humanité. Alors que les sociétés comme Véolia profitent de la vague, très tendance, de la libéralisation des marchés de l'eau comme si c'était le seul mode opératoire efficient, les services liés à l'eau ne peuvent pas être soumis à un système marchand, ce que les « défenseurs de la privatisation » refusent d'admettre. Les services d'eau sont un monopole nécessaire. En fait, une fois que Véolia a signé son contrat à "long terme", (dont on dit qu'il dure si longtemps qu'il survit à ces négociateurs), les communautés insatisfaites n'ont tout simplement plus l'option de se décider un beau matin de lui trouver un concurrent. La promesse de la supériorité du secteur privé dans le secteur de l'eau n'est qu'une mystification. Les risques, malheureusement, ne sont pas absents. Tandis que les réseaux hydrographiques étaient gérés lors d'une gestion publique pour livrer de l'eau potable, sûre et accessible à tous et pour tous, les systèmes privés ne sont là que pour générer autant d'argent que possible et de la part de tous les acteurs du secteur. Tandis que la demande en eau est à la hausse, la ressource utilisable diminue, à cause d'une agriculture gourmande en eau, de la croissance démographique, de la pollution industrielle casse-cou, du développement et à cause de nombreuses menaces écologiques… Plus d'un milliard de personnes n'ont pas accès à l'eau potable et 2.5 milliards n'ont pas de systèmes d'assainissement. Veolia n'est pas la solution. Mais comme cette multinationale l'a démontré maintes et maintes fois, dans chaque coin du globe, Véolia fait partie du problème Véolia n'est pas la solution , Veolia est une contre-solution. Véolia n'est pas seulement un Problème, Véolia Multiplie les Problèmes .
-------------------- Balaninu, untu e finu |
| | Pedru Felice | | Baccalà per Corsica ! |  | | 553 messages postés |
| Posté le 28-05-2007 à 09:10:07
| À Cirotta : merci pour les informations. Concernant l'incinérateur, j'étais déjà au courant des risques encourus, qui ne semblent avoir d'égaux que la pollution de Lucciana et du Vaziu. Pour ma part, je serais partisan d'un développement intelligent des énergies renouvelables ainsi qu'un tri plus approfondi des déchets, et une meilleure utilisation de nos ressources. À Bouuu Bouuu Bouuu : et en résumé, ça donne quoi.
Message édité le 28-05-2007 à 09:15:02 par Pedru Felice
-------------------- Tuttu ormai quì hè da rinuvà. A storia cusì ùn devi firmà. |
| | cirotta |  | | 128 messages postés |
| Posté le 28-05-2007 à 10:37:39
| A notre petit niveau insulaire c'est déjà terrifiant. Pour "résumer", si je peux me permettre, les infos de Bouuu Bouuu Bouuu: Il s'agit d'une volonté mondiale de finir d'installer une société ou les riches seront de plus en plus riches sans aucun respect pour l'humain et la planète, et les pauvres de plus en plus pauvres et esclaves des riches. Bonjour l'espoir... |
| | Bouuu Bouuu Bouuu | | A risa stà in bocca dii scemi |  | | 392 messages postés |
| Posté le 28-05-2007 à 14:09:11
| MANGER=VEOLIA DORMIR=VEOLIA VOYAGER=VEOLIA BOIRE=VEOLIA MOURIR=VEOLIA ASSAINISSEMENT=VEOLIA ORDURE=VEOLIA BLANC ou NOIR=VEOLIA LA GAUCHE/LE CENTRE/LA DROITE ET LES EXTREMES=VEOLIA
-------------------- Balaninu, untu e finu |
| | Mailly |  | | 611 messages postés |
| Posté le 28-05-2007 à 15:38:48
| A TECHJA : pas Veolia ! |
| | Pedru Felice | | Baccalà per Corsica ! |  | | 553 messages postés |
| Posté le 28-05-2007 à 16:15:50
| Mailly a écrit :
A TECHJA : pas Veolia ! |
Eh heureusement !
-------------------- Tuttu ormai quì hè da rinuvà. A storia cusì ùn devi firmà. |
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